Église Sainte-Élisabeth de Sturzelbronn

Le petit village de Sturzelbronn se situe dans la vallée du Mühlenbach et la partie la plus orientale du pays de Bitche, le pays couvert. Il se situe sur l'ancienne voie romaine menant de Bitche à Wissembourg, à l'extrémité Nord-Est de la Moselle et aux confins de l'Alsace. Le patrimoine du village est très riche, puisqu'il possède les vestiges de l'ancienne et célèbre abbaye cistercienne, en activité du XIIe à la fin du XVIIIe siècle, regroupant l'église paroissiale Sainte-Élisabeth, ancienne chapelle des visiteurs de l'abbaye, le presbytère et la mairie-école, les vestiges de la forge du Grafenweiher établie par les moînes au XVIIIe siècle, le portail et la statue de saint Bernard, ainsi que de plusieurs croix de chemin et calvaires parsemant le ban communal. Le patrimoine naturel exceptionnel est disséminé autour du village, avec les nombreux étangs qui fournissaient de la friture aux moînes.

Table des matières

I. Histoire
III. Mobilier V. Cimetière VII. Annexes
 
II. Édifice
IV. Tympan VI. Notes et références
1. Bibliographie
2. Liens internes

Les vestiges de l'abbaye cistercienne et l'église paroissiale Sainte-Élisabeth. Le tympan roman remployé au-dessus du portail latéral sud de l'église abbatiale avant 1937 (extrait de J.-B. Kaiser, " Die Abtei Stürzelbronn ", Strasbourg, 1937, p. 32-33). L'intérieur de l'église Sainte-Élisabeth. L'arrière de l'église paroissiale Sainte-Élisabeth et des vestiges de l'abbaye.

I. Histoire

Du point de vue spirituel, la paroisse de Sturzelbronn, qui était desservie par les Pères cisterciens jusqu'à la Révolution française, dépend tout d'abord de l'archiprêtré de Hornbach, aujourd'hui en proche Allemagne. Elle intègre par la suite le nouvel archiprêtré de Bitche, créé lors de la réforme des circonscriptions ecclésiastiques, en 1802. 

II. Édifice

L'église paroissiale du petit village de Sturzelbronn, dédiée à sainte Élisabeth, est l'ancienne chapelle des visiteurs de l'abbaye cistercienne. Construite en 1764, elle est transformée en église paroissiale après les troubles de la période révolutionnaire, lorsque l'abbaye est vendue comme bien national, tandis que l'abbatiale est détruite en 1808. Une tour-clocher, hors-œuvre en façade, lui est ensuite adjointe en 1858 seulement. Il s'agit d'un édifice de plan allongé, à vaisseau unique, qui se rattache au type des églises-granges. L'église possède un chevet polygonal, et est couverte de tuiles plates et d'ardoise.

III. Mobilier

L'église Sainte-Élisabeth possède une statue de saint Antoine de Padoue, en bois polychrome. Datant du XIXe siècle, elle est conservée sous la tour-clocher. Le maître-autel et les deux autels latéraux avec retables, en calcaire, datent de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle ; ces derniers sont dédiés à la la Très Sainte Vierge Marie à gauche et à saint Joseph à droite. Les fonts baptismaux, en grès taillé, datent de la même époque et sont situés das le chœur de l'église, à gauche du maître-autel. Une série de trente-six bancs, en chêne, est installée au XXe siècle. La chaire à prêcher, en chêne taillé, date du début du XXe siècle et présente les symboles des quatre Saints Évangélistes sur les panneaux de la cuve, peints en polychromie.

L'autel latéral gauche est dédié à la Très Sainte Vierge Marie. L'église paroissiale de Sturzelbronn et le cimetière communal (photographie de Noëlle Huth-Gross). L'autel latéral droit est dédié à saint Joseph. Le bas-relief représentant les armoiries.

La verrière est installé en 1957 par l'atelier Ott Frères, de Strasbourg. Elle figure des épisodes de la vie du Seigneur Jésus (Jésus et les marchands du Temple, le Christ et les enfants, le Bon Pasteur, les noces de Cana et la Sainte-Cène), ainsi que l'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, le bon roi saint Louis partant pour la croisade et le miracle des roses de sainte Germaine de Pibrac. Un bel orgue, œuvre de l'atelier E.-A. Roethinger, est installé en 1962 dans l'église. L'instrument possède deux claviers de cinquante-six notes et un pédalier de trente notes, ainsi que des transmissions électro-pneumatiques.

Un demi-relief en grès rose est encastré dans le mur Nord de la tour-clocher. Représentant un moîne, il semble dater du XVIe siècle. Dans un état moyen de conservation, il présente les angles inférieurs de la pierre cassés, de même que la volute et l'extrémité de la crosse, ainsi qu'un gros éclat sur la partie droite de la tête du religieux. Un bas-relief, dans le même mur, figure des armoiries : un écu couronné chargé de trois cœurs retournés, accosré de deux chiens. D'après Boulangé, qui aurait vu le relief dans le cimetière, l'inscription présente sous le clocher figurait au revers des armoiries.

Le tympan et des tombeaux anciens sont exposés dans le cimetière (photographie de Noëlle huth-Gross). La chaire à prêcher datant du début du XXe siècle. Le calendrier lapidaire et le demi-relief représentant le moîne sont situés sous le clocher. Le maître-autel.

IV. Tympan

Devant l'église se trouve un tympan roman, provenant sans doute du portail principal de l'ancienne abbatiale et jadis remployé dans la façade de l'ancien bras gauche du transept, transformé en bâtiment agricole, au-dessus du portail latéral. Il est remonté dans le cimetière après 1961, le bâtiment agricole, qui menaçait ruine, ayant été détruit. Le tympan est désormais déposé contre l'église. Taillé dans le grès rose, il présente une riche ornementation sculptée d'inspiration essentiellement géométrique : au centre, une croix à décor de réticulé et de quatre-feuilles s'inscrit dans un cercle, dans les écoinçons, des rosaces, l'ensemble évoquant peut-être le firmament mystique.

V. Cimetière

Une croix est élevée dans le cimetière, datant de 1769, date portée par le fût-stèle. La date 1730 est rajoutée postérieurement à la fin de l'inscription. En grès sculpté, la sculpture représente Notre-Dame des Douleurs sur la face du fût-stèle. Toujours dans le cimetière, un tombeau est érigé durant la première moitié du XIXe siècle contre la façade sud de l'église. Saint Nicolas y est représenté, accompagné d'un décor de guirlande végétale. Un couvercle de sarcophage en grès rose date peut-être des XIIe ou XIIIe siècle. Adossé au mur sud de la sacristie, il présente une croix latine gravée. Un sarcophage anthropomorphe datant de la même époque, de plan trapézoïdal, est adossé à la façade sud de la nef.

VI. Notes et références

Une pierre tombale est adossée à la tour-clocher. Elle présente des attributs sacerdotaux tels que l'étole et le calice, ainsi que le symbole macabre de la tête de mort. Les vestiges du tympan du XIIe siècle. Le chevet de l'église Sainte-Élisabeth, ancienne chapelle des visiteurs de l'abbaye. Le calendrier lapidaire.

VII. Annexes

1. Bibliographie

2. Liens internes

Églises catholiques du canton de Bitche

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